LE SECTEUR J2018-12-12T13:55:09+00:00

LE SECTEUR J

Appréhender la complexité du secteur J

Commençons par situer les Organisations de Jeunesse ! Dans ce schéma global, elles sont au bas du schéma central. Elles dépendent, comme les Centres de Jeunes, du service Jeunesse, lui-même répondant à l’Administration Générale de la… Culture ! L’Aide à la Jeunesse, quant à elle, fait l’objet d’une administration spécifique (partie gauche du schéma). Le pendant droit du schéma nous aide à situer l’Accueil Jeunesse, chapeauté par l’ONE. Intéressons-nous, dans les pages suivantes, à chaque partie de ce schéma global plus spécifiquement.

Zoom sur les OJ et les CJ

Nous l’avons vu, les OJ dépendent du Service de la Jeunesse. Actuellement, elles sont 104, chacune appartenant à une catégorie spécifique. Les trois catégories de Centres de Jeunes (CJ), elles aussi, sont coordonnées par le Service de la Jeunesse. Petite particularité accrochez-vous- : les fédérations de CJ possèdent un agrément… d’OJ ! Sur les côtés du schéma, vous remarquez la CCOJ et la CCMCJ qui sont deux organes qui représentent les OJ et aux CJ pour les questions sectorielles. Toute une organisation !

Le décret CJ

Le 20 juillet 2000, les Centres de Jeunes se sont dotés d’un décret précisant les trois catégories de CJ et leurs missions. Il s’agit des Maisons de jeunes, des Centres de rencontre et d’hébergement et des centres d’information des Jeunes. Les trois catégories ont pour but de favoriser le développement de « CRAC  » par la prise de conscience des réalités de la société, des attitudes de responsabilité et de participation à la vie sociale, économique et culturelle, en développant une politique socioculturelle locale, par des activités diverses (actions et projets artistiques, égalité des chances, sport, …) Les CJ sont des associations implantées localement.
Consultez le décret CJ sur OJ.be !

Le décret OJ

Les Organisations de Jeunesse sont régies par un décret datant du 26 mars 2009. Ce décret, qui succède au décret OJ de 1980, permet une répartition plus équitable des subsides entres les différentes Organisations de Jeunesse. Il met en évidence les missions des OJ dont la finalité est de former des CRACS. Au programme, des perspectives démocratiques et solidaires, des échanges et rencontres dans toute leur diversité, une logique d’éducation permanente, une implication des jeunes, etc.
Consultez le décret OJ sur OJ.be !

Et l’Accueil Jeunesse dans tout ça ?

Penchons-nous à présent sur le pôle « accueil » de l’ONE. C’est dans celui-ci que nous trouvons l’Accueil Temps Libre, décret qui nous intéresse particulièrement. Trois types d’organismes Jeunesse en découlent : les Centres de Vacances, les Écoles de Devoirs (qui sont tous deux régis par des décrets spécifiques) et l’Accueil Extrascolaire. Tous ont pour vocation d’accueillir les enfants en dehors du temps scolaire.

Le code de qualité de l’ONE

Le décret de 2002 portant réforme de l’ONE renvoie à plusieurs reprises à un code de qualité auquel doivent se conformer ceux qui accueillent des enfants hors du cadre familial. Ces objectifs sont divisés en 4 catégories : les principes psychopédagogiques ; l’organisation des activités et de la santé ; l’accessibilité et l’encadrement.

Parcours dans l’Aide à la Jeunesse

Dans certains cas, le jeune en danger ou en difficulté sera pris en charge par les services sociaux et les services d’Aide à la Jeunesse avec son accord et celui de sa famille. Dans des cas plus difficiles ou aucune concertation ou solution n’est trouvée, son dossier est traité par le parquet et potentiellement par le Juge de la Jeunesse. Il en va de même si le jeune a commis un fait sanctionné par une plainte.

Les grand principes du décret Aide à la Jeunesse

La complémentarité et le caractère supplétif de l’aide spécialisée.

Le Service de l’Aide à la Jeunesse ne peut entrer dans le jeu que si l’aide de première ligne a été jugée inefficace ou insuffisante pour apporter des solutions aux problèmes posés.

Priorité donnée à la prévention.

Le décret exprime la volonté de la Fédération Wallonie-Bruxelles de mettre en place une véritable politique de prévention pour faire en sorte que l’Aide à la Jeunesse n’agisse plus uniquement de manière réparatrice.

« Déjudiciarisation » du secteur de l’Aide à la Jeunesse  ».

La volonté du législateur a été d’évacuer du carcan juridique toutes les formes d’aide où une collaboration (du jeune, de la famille) pouvait être organisée, d’où l’apparition des conseillers de l’Aide à la Jeunesse et des services d’aide à la jeunesse.

Priorité à l’aide en famille.

La règle générale de base est le maintien du jeune dans son milieu de vie dans la mesure du possible. Le placement en institution doit rester l’exception.

Aide contrainte

Si le SAJ ne trouve pas de terrain d’entente avec les parents ou le jeune, alors l’aide peut être imposée.
Dans ce cas l’autorité mandatée devient le Directeur du SPJ ou le juge de la Jeunesse qui décidera si le jeune fera l’objet d’une mesure d’aide contrainte et si oui, s’il s’agit :

• d’une aide dans son milieu de vie ;
• d’une aide en dehors de son milieu de vie.