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Rester critique

Ce 9 novembre 2014, Berlin et le monde entier ont fêté les 25 ans de la chute du Mur. Cette année et pour 4 ans, l’Europe et le monde commémorent la Grande Guerre (sic) ou plutôt le grand charnier.
Tous les ans, les uns et les autres rendent hommages aux hommes et aux femmes, militaires, résistants ou citoyens qui ont permis de mettre hors d’état de nuire le nazisme et son système totalitaire.

Le devoir de mémoire est honoré, on commémore, on rappelle, on implique les jeunes générations pour que plus jamais n’existe l’horreur, la séparation, la barbarie.

Encore secoués par l’horreur d’un reportage, encore ému par le son du cor de la cérémonie du 11 novembre, le cœur rempli d’espoir par l’élan démocratique des citoyens qui ont mis le mur à terre, chacun se rassure en se disant que c’était il y a longtemps. Que désormais nous sommes à l’abri de tout cela. Qu’heureusement le monde a changé.

Ah oui, vraiment  ? Et si la célébration de ces événements passés n’était là que pour donner bonne conscience à nos démocraties, pour permettre aux uns et aux autres de fermer les yeux sur ce qu’il se passe dans le monde aujourd’hui.

Si le mur de Berlin est tombé, d’autres se sont érigés  : entre l’Inde et le Pakistan, entre la Corée du Nord et du Sud, entre l’Espagne et le Maroc, entre l’Irak et le Koweït, entre la Syrie et la Turquie, etc. Un mur est tombé, 25 ont poussé.

Si la première et la deuxième guerre mondiale ont pris fin, la guerre existe toujours, charriant son lot d’horreurs et de victimes  : parfois proche de nous comme en ex-Yougoslavie, parfois plus loin  : en Afrique, en Asie, en Amérique du sud. Les tortures sont monnaie courante dans ces zones de conflit, mais pas seulement.

La peur de l’autre, l’intolérance, le délit de sale gueule, de couleur, de religion, d’orientation sexuelle, existent toujours. Etre noir, être gay, être handicapé, être musulman, être pauvre, c’est quand même pas la même chose que d’être blanc.

Alors entendons-nous bien  : se souvenir que l’horreur a existé chez nous et qu’on a réussi à en surmonter une partie est indispensable  ; montrer l’enfer mais aussi l’espoir  ! S’en servir comme de l’opium pour endormir notre conscience, notre solidarité fraternelle avec nos concitoyens du monde est un crime.

Rester critique par rapport à notre monde est aussi indispensable que d’honorer le devoir de mémoire. Ce sont les deux contrepoids qui équilibrent le balancier de notre regard critique de citoyen.

Christophe Cocu
Relie-F

 


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