Arc-en-Ciel
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BAO-Jeunesse
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DéFI Jeunes
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Empreintes
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Jeunes cdH
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Quinoa
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SVI
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YFU
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Quel soutien public aux acteurs jeunesse pour éduquer à l’environnement  ?

Cela ne fait aujourd’hui plus de doute, les organisations de jeunesse sont des acteurs d’éducation à l’environnement. Pour certaines, comme Jeunes et Nature, Nature et loisirs et Empreintes, c’est inscrit dans leur nom et leur objet.

Pour d’autres, cette thématique se découvre au détour de certaines de leurs activités  : L’outil «  Vert le camp  » pour Les Scouts, les journées «  Environnement  » à Han-sur-Lesse d’Arc-en-Ciel, Le volet «  environnement et développement durable  » de l’année citoyenne des Patros, le module de formation «  environnement  » destiné aux animateurs des Faucons Rouges, les animations sur le tri des déchets de Réform pour n’en citer que quelques unes.

L’action des organisations de jeunesse dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement (ErE) a connu une première reconnaissance dans le cadre du Plan Jeunesse de la Fédération Wallonie Bruxelles. L’ErE a en effet été identifiée parmi les six enjeux1 sur lesquels une «  Carte de Visite  » du secteur jeunesse mettra la focale.

Les pouvoirs publics belges restent néanmoins en ce domaine fort à la traine de ce qui se pratique dans d’autres pays. A cet égard, la France adoptait dès le 23 septembre 2010 une circulaire «  relative à la prise en compte des enjeux du développement durable dans les missions du champ jeunesse, éducation populaire et vie associative  ». Ce texte visait à implémenter «  La stratégie nationale de développement durable 2010-2013  » adoptée le 27 juillet précédent.

Il y est spécifiquement précisé que les enjeux du développement durable croisent souvent ceux de l’éducation populaire et qu’il y donc lieu «  de favoriser l’émergence de projets de développement durable avec les jeunes et les associations et de soutenir la formation des acteurs «  jeunesse et vie associative  » au développement durable  ».

J’évoque ce texte parce que la Wallonie a adopté le 26 juin 2013 un «  Décret relatif à la stratégie wallonne de développement durable  ». Elle y propose une définition légale (enfin  !) et ouverte du DD (Développement Durable). Elle a été traduite dans une première stratégie wallonne du DD sur laquelle plusieurs conseils consultatifs ont été sollicités.

Pas ceux de la jeunesse, peut-être parce qu’ils ressortent des compétences de la FWB. Il reste que l’exemple français est ici à suivre. La stratégie wallonne de DD doit comporter un pan «  Jeunesse  ».

Alors que s’achève la «  Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable (2005-2014)  » (UNESCO), il semble opportun de reconnaitre et de soutenir structurellement le rôle et l’action des organisations de jeunesse qui s’inscrivent dans cette perspective.

Etienne Cléda
Empreintes

_ [1]


Le Développement Durable selon la Wallonie «  Un développement qui a pour objectif l’amélioration continue de la qualité de vie et du bien-être humain, tant localement que globalement, et qui garantit la capacité de répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations à venir à satisfaire les leurs.

Sa réalisation implique la prise en compte du taux de renouvellement des ressources naturelles et du maintien de la biodiversité. Elle implique également de continuer un processus de transition qui mobilise les acteurs sociétaux et les fonctions sociales, économique et culturelle, en vue d’assurer un usage optimal de tous les types de ressources immatérielles, humaines, naturelles et financières et une réduction continue du prélèvement des ressources non renouvelables.  »

Article 2 du Décret du 26 juin 2013.