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Un Plan Jeunesse en FWB est il encore jouable ?

Un plan coordonné pour mettre la jeunesse à l’agenda politique de tous les niveaux de pouvoir. Les acteurs et observateurs de la jeunesse en rêvent ! Mais qu’en est-il ?

En guise d’introduction il faut se rendre compte de la difficulté de la tâche.

D’une part, les jeunes sont concernés par trois types de politiques :
- Les politiques sectorielles : organisations de jeunesse et centres de jeunes ;
- Les politiques non sectorielles qui les touchent directement : l’école, la politique sur les MENA (Mineurs Etrangers non accompagnés), etc ;
- Et les politiques qui ne leurs sont pas spécifiques mais qui les touchent indirectement : droit de la famille, l’emploi, droits sociaux, SAC, etc.

D’autre part, la jeunesse est une politique qui est traitée à tous les niveaux de pouvoir Europe, Fédéral, Communautés et Régions, Pouvoirs locaux et provinciaux.

Malgré ces difficultés, la Déclaration de Politique Communautaire (DPC) 2009-2014 s’est fixée cet objectif ambitieux en chargeant la Ministre de la Jeunesse de la Fédération Wallonie Bruxelles de mettre sur pied le Plan Jeunesse de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Après 4 ans de législature et à un an de l’échéance électorale, où en est-on ?

Tout d’abord, la multiplicité des acteurs ne rend pas la concertation évidente.

D’une part tous les secteurs n’ont pas la même définition de la jeunesse 3-30 ans pour les Organisations de Jeunesse, principalement 12-26 ans pour les Centres et maisons de Jeunes, tous les jeunes en âge scolaire pour l’Enseignement, 3 à 18 ans pour l’Aide à la Jeunesse, de 16 à 26 ans pour les politiques d’Emploi, etc.

D’autre part, il y a des visions de la jeunesse très différentes :
- le secteur Jeunesse considère le jeune comme acteur de son développement,
- l’Enseignement considère le jeune comme réceptacle des compétences à acquérir,
- le secteur de l’Aide à la Jeunesse considère le jeune comme objet d’intervention au sein du système familial,
- le secteur de l’Emploi considère le jeune comme une catégorie prioritaire en matière de mise à l’emploi, etc.

Malgré ces deux difficultés majeures, les secteurs qui touchent aux jeunes sont d’accord qu’il faut mieux coordonner le soutien aux jeunes mis en place à différents niveaux de pouvoir.

Ils ont donc accepté de se réunir en 6 groupes de travail qui avaient pour objectif, thématiquement, d’exprimer les enjeux de la jeunesse, voire de proposer des solutions concrètes.

Des enjeux, il y en a beaucoup et certains sont partagés par plusieurs acteurs. Une grande constante : chacun reconnait la plus-value d’un travail en réseau, de coordination et considère les enjeux jeunesse comme une matière transversale.

Mais le contexte budgétaire est étriqué

Dans le contexte de crise et de diminution budgétaire, les moyens dégagés pour ce plan sont importants presque 700.000€, mais ils sont anecdotiques en vue des défis à relever pour la jeunesse : participation des jeunes, image de jeunes auprès de la société et dans les médias, emploi, santé, citoyenneté active, apprentissages formel et non formel, etc.

Ensuite, comme énoncé ci-dessus, l’ensemble des secteurs réclame des politiques de transversalité. Mais le constat est sans équivoque au niveau politique, ce souhait reste un vœu pieux à ma connaissance et à ce jour, il n’y a que peu de (pour ne pas dire aucun) ministre qui a joint le geste à la parole en alimentant financièrement le Plan Jeunesse.

Finalement, les enjeux sectoriels (OJ et CJ) se sont invités bruyamment dans l’équation. En effet, sans nouveaux moyens sectoriels depuis quelques années, comment justifier qu’une enveloppe exclusivement alimentée par le Ministère de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse puisse servir à autre chose qu’à la résolution d’enjeux sectoriels ?

Avec tous ces facteurs, est-il trop tard pour réussir un Plan Jeunesse ?

Notre réponse est tout en nuances. Il y a une place, voire une attente, auprès des acteurs pour une action coordonnée vis-à-vis de la jeunesse. Mais il reste peu de temps, l’agenda politique s’accélère et se cadenasse à grande vitesse en vue de la clôture de la législature. Cependant, nous pensons que, pour cette législature, le Plan Jeunesse doit doter l’exécutif francophone de leviers d’actions durables permettant une action coordonnée pour la jeunesse pour les 15 à 20 ans à venir.

Les enjeux transversaux doivent nécessairement faire l’objet d’une priorité du gouvernement et il faut que cette priorité se transforme en soutien effectif au Plan Jeunesse. De plus, les enjeux du secteur Jeunesse doivent nécessairement être pris en compte et rencontrés.

Finalement, il s’agit d’être pragmatique dans l’approche des mesures concrètes à mettre en œuvre d’ici l’échéance électorale. Les objectifs doivent être raisonnables tout en étant ambitieux.

Pour conclure, je dirais qu’un Plan Jeunesse visant à une meilleure transversalité des politiques de jeunesse tant via les secteurs que via les niveaux de pouvoir, a toute sa pertinence. C’est un travail de Titan qui n’aboutira pas en une seule législature. Nous attendons cependant du Gouvernement qu’il mette en place les balises opérationnelles d’une politique coordonnée de la jeunesse pour les années à venir.

Christophe Cocu
Relie-F

 


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