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La Voix de Relie-F | Jeunesse : quelle reconnaissance ?

2012 sonne la fin de la récréation pour les Organisations de Jeunesse (OJ), après l’arrivée d’un nouveau décret et une période transitoire, il est temps de se soumettre à la première vague de reconnaissances.

C’est aussi le cas pour les Centres et Maisons de Jeunes, qui eux, remettent déjà leur quatrième demande de reconnaissance. Cette procédure administrative permet aux organisations reconnues par la Fédération Wallonie-Bruxelles d’obtenir des moyens humains et financiers pour réaliser leurs activités.

Mais est-ce cela la reconnaissance dont les associations rêvent ? Donner une réponse n’est pas si simple...

D’une part la reconnaissance, l’agrément et le subventionnement des associations de jeunesse est une nécessité. Même si les moyens couvrent très partiellement l’activité des OJ et qu’il reste de grandes disparités de financement dues à l’historique des associations. Les moyens octroyés par la Fédération Wallonie-Bruxelles permettent de mettre en chantier l’accompagnement d’une citoyenneté responsable active critique et solidaire avec les jeunes.

Ce financement est très partiel et est clairement insuffisant ! Mais soyons de bon compte : le système que met en place le décret 2009 des organisations de jeunesse tend à lisser les inégalités entre associations, tout en les inscrivant dans une trajectoire lente (quadriennale) d’augmentation de moyens.

D’autre part la reconnaissance de la Jeunesse ne passe pas que par le subventionnement ! Les secteurs de la Jeunesse ont certes pour mission de former des CRACS, mais ils ont aussi pour ambition de positionner le jeune au sein de la société. Mais cela s’avère difficile. D’une part parce que les associations de jeunesse peinent à se rendre audibles face aux pouvoirs publics des différents niveaux de pouvoir. Et d’autre part parce que les jeunes ne jouissent pas d’une image très positive...

La question est alors : « Que veulent-ils ? », et la réponse est « Plein de choses ! ».

Pour les associations de jeunesse, citons par exemple qu’elles souhaitent être considérées, par la société, comme des acteurs ayant de l’expérience à partager.

Pour les pouvoirs publics, qu’elles soient consultées pour les sujets qui les concernent quel que soit le niveau de pouvoir.

Pour les partenaires associatifs, qu’elles soient reconnues pour leur action dans le cadre de l’éducation non formelle, au sein de l’associatif et de l’éducation permanente. Pour les jeunes, la réponse est plus linéaire et tourne autour de leur image et de l’estime qu’on leur porte. Pourquoi associe-t-on plus facilement « jeune » et « délinquance » que « jeune » et « innovation sociale » ?

Quoi qu’en disent certains, il n’y a pas plus de délinquance aujourd’hui qu’il y a quarante ans, et il n’y a pas moins de jeunes investis en 2012 qu’en 1972. Alors pourquoi la société les considère-t- elle différemment ?

Au final, si la Jeunesse cherche de la reconnaissance, la réponse qu’elle s’attend à recevoir est plus qu’une reconnaissance pécuniaire. Tout autant que de moyens financiers pour mener leurs projets, les associations de jeunesse ont besoin d’être valorisées au sein de leurs lieux de vie.

Les jeunes, eux, ne demandent qu’une chose : qu’on leur laisse la chance de mériter leur reconnaissance.

Christophe Cocu
Relie-F

 


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