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«  Economie mauve  » : la culture pour colorer nos ambitions

Le point commun entre Stromae, Benoît Poelvoorde et Amélie Nothomb  ? Ces trois artistes belges, comme tant d’autres talents, contribuent à l’ «  économie mauve  » de notre plat pays.

Derrière cette appellation colorée se cache l’industrie créative qui désigne une économie qui s’adapte à la diversité humaine dans la mondialisation et qui prend appui sur la dimension culturelle pour valoriser les biens et services [1].

En pleine croissance, ce secteur constitue non seulement un enrichissement culturel pour tous mais également un grand vecteur d’emplois et d’innovation.
Jugez plutôt  : on compte deux fois plus d’indépendants dans le secteur de la création que dans le secteur de l’emploi dans sa globalité (28,8% contre 14,1) [2].

Et les jobs offerts ressortent de tout type de qualifications, en plus de présenter l’énorme avantage d’être difficilement délocalisables  : festivals, salles de concerts, studios…

Le potentiel de la Belgique est largement reconnu. En effet, nous disposons d’un éventail culturel impressionnant et visible à l’étranger, que ce soit en termes de réseau d’écoles artistiques de réputations internationales (l’école La Cambre, l’IMEP…), d’artistes internationalement applaudis ou encore de lieux d’expression (Dour, Werchter, Deep in the Woods…).

De plus, la Belgique, à travers Bruxelles notamment, s’impose comme un pôle international dans diverses disciplines artistiques comme les arts plastiques, l’opéra, ou les danses contemporaines, entre autres. Pourtant la politique culturelle semble rester le parent pauvre de la politique belge.











Partant de ce constat, la lecture de la déclaration de politique communautaire, c’est-à-dire les engagements pris par les nouveaux ministres en Fédération Wallonie-Bruxelles, apporte pas mal de réconfort à ceux qui, comme nous, veulent voir offrir à la culture au sens large la place qu’elle mérite  : «  L’offre des opérateurs culturels en regard des besoins, aspirations ou envies des publics qui vivent sur ce territoire constitue un enjeu majeur pour les années à venir.  »

Pour rencontrer ces objectifs, le Gouvernement est convaincu qu’il est nécessaire d’agir sur plusieurs plans  : le renforcement de l’accès à la culture, le soutien à la création, une meilleure diffusion et valorisation du patrimoine culturel  » [3].

Par ailleurs, le gouvernement entend «  favoriser l’émergence de pôles multimédias, dans la philosophie des pôles de compétitivité wallons, destinés à stimuler la création et l’innovation dans les métiers du web et de l’image  » [4].

Le développement du pôle économique et de formations axés sur le secteur des médias et de la création sur le site Reyers à Bruxelles est une des preuves de la prise de conscience de la plus-value que peut apporter la culture à notre développement économique.

L’ambition est haute et doit rester à la hauteur des enjeux. A nous d’être vigilants afin de veiller à ce que ces objectifs se réalisent. Histoire de ne plus entendre dire des politiques, comme Stromae des hommes  : «  Tous les mêmes, tous les mêmes et y en a marre.  »

Jean-Yves Kitantou
Jeunes cdH

1 «  L’ÉCONOMIE MAUVE :UN OBJECTIF, UNE OPPORTUNITÉ  », Conclusions du premier groupe de travail interinstitutionnel sur l’économie mauve, UNESCO-DIVERSUM,2013, p2
2 http  ://ec.europa.eu/culture/archive/sources_info/studies/pdf/economy_cult/executive_summary_fr.pdf. Etude de 2006, consultée en octobre 2011
3 Fédérer pour réussir 2014-2019, Déclaration de politique générale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, p.52
4 Ibid., P.53