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Jeunesse bruxelloise et emploi : quelles garanties ?

L’accès à l’emploi des jeunes peu qualifiés pose un problème grandissant dans la Région de Bruxelles-Capitale, comme dans d’autres villes européennes.

Au constat d’une transition difficile des études vers l’emploi s’ajoutent le taux de chômage élevé des jeunes et la précarité qui en découlent. Ce vendredi 17 mai 2013 a eu lieu la journée d’information « Jeunesse bruxelloise et emploi quelles garanties ? ». Une initiative de la plateforme « Het Werkt, Ca Marche », des jeunes CSC/ACV, D’Broej et la FCJMP.

Il s’agissait de mettre en réseau les acteurs de l’insertion socioprofessionnelle avec ceux des secteurs de la jeunesse.
Une cinquantaine de travailleurs sociaux, issus majoritairement des Missions Locales bruxelloises, ont répondu présents. « Actiris », le service d’études du syndicat « CSC », une représentante du projet « Labo Jeunes » et enfin des jeunes ayant fréquenté « Emergence asbl » (ISP) étaient invités à prendre la parole pour apporter des pistes de solutions aux problèmes auxquels se heurte une jeunesse bruxelloise métissée en quête d’emplois durables et de qualité.












Pour ouvrir le débat, la « CSC » et « Actiris » posent quelques constats. Si le taux de chômage en Belgique est stable depuis 2012, celui des jeunes augmente.

Certains quartiers bruxellois affichent 40% de chômage chez les jeunes de moins de 26 ans et on ne dénombre pas moins de 110.000 jeunes chômeurs en été, période de fin d’études.

Ce phénomène, sans précédent et en expansion, s’explique principalement par une demande supérieure à l’offre.
Tous les intervenants s’accorderont à dire que la création d’emplois est la solution à privilégier, sans qu’aucun ne puisse répondre à la question de savoir quel est le nombre d’emplois réellement disponibles aujourd’hui.

Un enfant sur trois grandit au sein d’une famille où les revenus du travail sont absents, les jeunes issus de ces familles n’auront souvent pas accès aux études supérieures pour des raisons économiques ou culturelles.

Plus de 65% des jeunes chômeurs sont sous-qualifiés. La méfiance des employeurs à leur égard et la discrimination à l’embauche constituent des entraves supplémentaires.

Seul 6,5% des jeunes belges diplômés bilingues sont sans emploi. Voilà qui recontextualise l’idée, certes fondée, des universitaires frais émoulus restant sur le carreau.

« Labo Jeunes » est un projet soutenu par la Commission européenne, d’une durée de deux ans, visant à mieux comprendre et à agir sur le phénomène de transition des jeunes de l’école vers l’emploi, du chômage à la formation et de la formation à l’emploi.
Stéphanie Busschaert, représentante du projet, dénonce un système scolaire hiérarchisé et inégalitaire duquel 20 % de jeunes sortent sans diplôme.

Il s’agit principalement de jeunes issus de l’immigration, trop facilement orientés vers des filières techniques et professionnelles et qui, à défaut d’accompagnement adéquat, décrochent avant la fin du cycle de qualification.
On s’interroge aussi sur la qualité générale de l’enseignement, notamment en matière d’apprentissage des langues.

Youth Guarantee

Le nouveau contrat de gestion 2013-2017 d’« Actiris » mise sur le « matching » (la rencontre entre l’offre et la demande) et la transition vers l’emploi, en valorisant les compétences.

Cela passera notamment par une approche segmentée des employeurs en fonction de leurs besoins, la signature de conventions de partenariat et des activités de mise à l’emploi.
Le contrat prévoit également une « Youth Guarantee » qui proposera au jeune une première expérience professionnelle par le biais d’une formation ou d’un stage avec comme objectif final l’obtention d’un emploi de qualité.

Le renforcement des collaborations avec les acteurs du secteur jeunesse, la poursuite de l’effort en matière de discrimination, des articulations opportunes avec la formation et l’enseignement sont envisagées.

Dans un premier temps, « Actiris » assurera le suivi et l’insertion de 1.650 jeunes. C’est mieux que rien mais beaucoup trop peu en regard des 12.000 jeunes chômeurs bruxellois.

L’office régional bruxellois de l’emploi prévoit la mise en place d’une équipe de 24 personnes pour ce suivi, soit 68 jeunes par travailleur et par an. Pour les représentants des Missions Locales, c’est trop. Beaucoup trop.

Le concept de « Youth Guarantee », qui nous vient d’Autriche et de Scandinavie, est défendu par Laurette Onkelinx, Ministre des Affaires sociales, qui a récemment revendiqué son instauration à l’échelle européenne.

Ce concept semble présenter des résultats probants, notamment en Autriche, qui possède le plus bas taux de chômage européen pour les moins de 26 ans.

Le programme « Youth Guarantee » version belge débutera ce 1er juin 2013. Il est d’ores et déjà controversé, les acteurs du secteur jeunesse craignent un système qui ne bénéficierait qu’aux employeurs qui profiteraient d’une main d’œuvre à bas coût, les jeunes se retrouvant sur une voie de garage.

Gaëlle Frères
FCJMP

 


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