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Comment transmettre les horreurs de la Shoah aux jeunes générations ?





















Depuis sa création en 1980, la fondation Auschwitz effectue un travail de mémoire remarquable notamment par l’intermédiaire de journées d’études.

C’est dans ce cadre précis que j’ai eu la chance de participer à un séminaire intitulé   : « Violence, mémoire et transmission dans la bande dessinée ».

A l’heure où certaines associations évoquent une recrudescence de l’antisémitisme en Belgique, il est plus important que jamais que les jeunes générations puissent prendre conscience des horreurs qui peuvent arriver si on pousse la haine de l’Autre à son paroxysme.

Depuis une quarantaine d’années, un nombre conséquent de films et de documentaires ont vu le jour sur la Shoah.

Pourtant, force est de constater qu’il est difficile pour les jeunes de notre époque d’appréhender pleinement ce qui a bien pu se passer.

Trop souvent, ces documents mettent crûment l’accent sur les atrocités commises et sur la position de victimes des populations concernées, ce qui rend difficile une réelle appropriation de ces événements.

Ce travail qui vise à répertorier les preuves des génocides juif, tzigane, homosexuel, handicapé et autres est nécessaire mais pas suffisant. Il manque en effet un lien entre ces populations victimes de la barbarie nazie et celles qui ne l’ont pas été directement.

C’est tout le sens du travail de la « deuxième génération », celle qui est née après la guerre, qui ne l’a pas vécue mais qui a dû en subir les conséquences parce que leurs parents étaient brisés et ne pouvaient pas évoquer ce qu’ils avaient vécu.

La réalité, c’est que cette « deuxième génération » ne concerne pas seulement les descendants des victimes de la Shoah, elle concerne aussi les familles de résistants, de combattants, de collaborateurs et de génocidaires.

La guerre et la volonté d’extermination voulues par le IIIème Reich ont traumatisé, au travers d’histoires éminemment familiales et donc personnelles, l’ensemble de la société.

Si demain, nous espérons pouvoir continuer à transmettre ces événements, il ne faut pas oublier ces histoires particulières. Elles permettent de comprendre qu’au-delà du rôle de victimes, il y a avant tout des êtres humains.

L’horreur ne réside pas seulement dans le fait que ces actions aient été menées à l’encontre des Juifs, des Tziganes, des homosexuels, des communistes, ou des handicapés, elle réside aussi et surtout dans le fait que tous ces gens étaient des êtres humains.

Au final, nous faisons tous partie de la même communauté   : « l’Humanité » ; tâchons de ne pas l’oublier.

Jean-Baptiste Immers
Jeunes FDF

 


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