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Conférence - Peut-on réinventer l’Histoire ? Négationnisme et lois mémorielles.

La loi Gayssot en France et la loi du 23 mars 1995 en Belgique sanctionnent les discours négationnistes à savoir les discours qui nient la réalité du génocide commis pendant la Seconde Guerre mondiale par le régime nazi.

Aujourd’hui, les organisations arméniennes et tutsies demandent l’extension de ces lois aux génocides qui ont touché leurs peuples.
Rappelons le contexte dans lequel ont été votées les lois mémorielles françaises et belges qui aujourd’hui se limitent au seul génocide des juifs et des tsiganes. Le négationnisme du génocide des juifs, en dehors d’être un discours fondé sur des falsifications et des mensonges est un discours essentiellement antisémite.

Ces négationnistes formulent plus ou moins implicitement des idées nécessaires à la cohérence de leur thèse à savoir "tous les juifs mentent". Selon eux, les juifs mentiraient pour de l’argent, à des fins de dominations politique et économique mondiales ou pour justifier la création de l’Etat d’Israel.
Les juifs auraient organisé un mensonge à l’échelle mondiale, un complot afin de faire taire ou acheter les historiens du monde entier.

Si les parlements français et belges ont interdit l’expression publique du négationnisme de la Shoah, c’est parce qu’ils l’ont estimé fondamentalement antisémite, niant les exterminés pour accuser et haïr les vivants.

Pourquoi les parlements français et belges ont-ils estimé la législation existante insuffisante ? Il existait déjà des lois condamnant les incitations publiques à la haine raciste ou antisémite alors pourquoi les lois mémorielles ? Les loi mémorielles françaises et belges datent de 1990 et 1995 et pas de 1945 après la libération des camps d’extermination. Les négationnistes ont donc pu s’exprimer sans limite ni entrave pendant près de 50 ans.

Les lois existantes à l’époque sont apparues difficiles d’application pour des faits assimilés à des délits de presse ou d’expression publique. Au cours des procès qui ont eu lieu durant cette période, les négationnistes se défendaient en prétendant que leur discours était une simple interprétation de l’Histoire, une mise en doutes de faits et d’événements qu’ils estimaient "non-prouvés" ou "non crédibles".

Difficile pour un juge de donner un avis sur la "qualité" d’un travail prétendument historique, sur ses omissions partisanes, la mauvaise foi, les interprétations malhonnêtes, tout l’arsenal habituel de la propagande où la fin justifie tous les moyens.

La loi Gayssot en France et la loi belge du 23 mars 1995 ont été établies pour éviter aux juges de discuter des événements historiques avec des contestataires du génocide ; la négation, la minimisation, la justification et l’approbation du génocide des juifs devenant par la loi une forme d’antisémitisme condamnable.

Si le Cercle du Libre Examen, le Cercle d’Histoire, Hayasa et l’UEJB (avec le soutien de l’UAE) (*) ont décidé d’aborder le sujet, c’est que les lois mémorielles ne sont plus remises en cause par les négationnistes mais aussi par des historiens démocrates et honnêtes qui ont des arguments à faire valoir notamment sur les dérives possibles.

La conférence a eu lieu le mercredi 28 novembre à 20h à l’auditoire Lameere du bâtiment U de l’ULB. Les orateurs étaient Jean-Pierre Azéma, historien, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et membre du Conseil d’Administration de l’association "Liberté pour l’Histoire" et Raymond H. Kévorkian, historien, professeur à l’Institut français de Géopolitique à Paris, et signataire de la pétition "Ne mélangeons pas tout".

Le débat était modéré par Renaud Vanbergen, avocat au Barreau de Bruxelles et ancien président du Cercle du Libre Examen.

Jonathan De Lathouwer

* Hayasa : Association des Etudiants Arméniens de Belgique
UEJB : Union des Etudiants Juifs de Belgique
UAE : Union des Anciens Etudiants de l’ULB

 


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