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Retour sur la visite du Centre TADAM

En Belgique, jusqu’à présent, une seule institution peut délivrer de l’héroïne avec l’accord du gouvernement fédéral : TADAM, fondation privée qui gère le projet pilote de distribution contrôlée d’héroïne pharmaceutique à Liège. écolo j a visité ce centre et rencontré le personnel.

TADAM est né de la conclusion de certains travailleurs sociaux, médicaux et judiciaires qu’un noyau de toxicomanes n’était pas réceptif au traitement à la méthadone.
Or ce noyau s’avère être le plus dépendant, le plus délinquant, et aussi celui en moins bonne santé.

Il a fallu près de dix ans à Dominique Delhauteur, actuel coordinateur du centre, et ses collègues, pour que le Conseil des Ministres accepte leur projet, non pas définitivement, mais sous la forme d’une étude dont l’objectif est d’étudier le traitement des toxicomanes par la délivrance contrôlée d’héroïne pharmaceutique et par les effets qu’elle occasionne chez le consommateur, en visant un sevrage. Le traitement n’excède pas une année et les critères d’inclusions sont sévères.












Jusqu’à aujourd’hui, TADAM a reçu 74 patients. Leurs motivations ? Financières, d’abord. Le prix de l’héro pousse certains à se prostituer, à voler ou du moins à dépendre financièrement de quelqu’un d’autre. Se débarrasser de ces problèmes constitue à lui seul un grand changement de vie et un grand soulagement.
Avec le traitement, ces toxicomanes retrouvent également une autre qualité de vie, aux niveaux relationnel, de l’hygiène et de la structure de leurs journées…

Quand les anciens patients de TADAM replongent, comment l’expliquer ? Plus que le produit, ceux-ci expliquent que l’encadrement qu’ils y recevaient leur manque. Le centre, en effet, ré-apporte une structure chez le patient en décrochage.

En outre, la courte durée du traitement n’est pas toujours suffisante pour permettre la sortie de la dépendance et TADAM aimerait d’ailleurs que cette durée soit repensée si le projet se poursuit à la fin de l’étude.

Car c’est désormais de la suite dont il est question. Dominique Delhauteur et son équipe espèrent pouvoir continuer le travail entamé au-delà de la date de fin janvier 2013, mais restent conscients qu’il ne leur a été accordé qu’une étude.

Grâce à cette dernière, TADAM se targue d’avoir pu répondre à deux questions fondamentales dans la réflexion de la lutte contre la drogues : elle a démontré que l’existence de ce centre n’était pas une utopie mais était une réelle possibilité et qu’il y avait un public présent et en demande pour ce type de traitement.

Elle a aussi prouvé que les patients vivent bien une amélioration de leur santé physique et psychique. Il faut à présent monter à la tribune pour le faire savoir afin de ne pas perdre un outil déjà en place et devoir repartir à zéro.

Caroline Saal
écolo j

 


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